NOTRE TERRITOIRE

Notre Territoire — Les Petits Explorateurs
La nature à deux pas de chez vous

La vallée du Petit Morin, les prairies humides, les lisières de forêts, les mares et les haies bocagères de Seine-et-Marne — notre territoire est d’une richesse écologique remarquable, souvent méconnue des habitants eux-mêmes. C’est précisément ce que les sorties de l’association vous invitent à découvrir.

📍 Saint-Cyr-sur-Morin 🗺️ Seine-et-Marne (77) 💧 Vallée du Petit Morin 🌍 Île-de-France
Les habitats
Cinq milieux naturels à explorer

Dans un rayon de quelques kilomètres autour de Saint-Cyr-sur-Morin, cinq grands types de milieux naturels se côtoient, offrant une diversité écologique exceptionnelle pour une région de grande plaine agricole.

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La vallée du Petit Morin
Cours d’eau, berges, roselières, aulnaies

Le Petit Morin est le fil conducteur de notre territoire. Cette rivière de 96 km prend sa source dans la Marne et traverse des paysages bocagers préservés avant de rejoindre la Marne. Ses berges ombragées par les aulnes et les saules hébergent une faune aquatique et semi-aquatique exceptionnelle. Les zones de roselières constituent des refuges indispensables pour de nombreuses espèces nicheuses. L’eau limpide du Petit Morin, classée en première catégorie piscicole, accueille truites fario et brochetons dans ses zones courantes. C’est un véritable corridor écologique qui relie les milieux forestiers et prairiaux de la région.

Espèces rencontrées
Martin-pêcheur Alcedo atthis Héron cendré Ardea cinerea Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea Canard colvert Anas platyrhynchos Gallinule poule-d’eau Gallinula chloropus Grèbe castagneux Tachybaptus ruficollis Brochet Esox lucius Truite fario Salmo trutta Reine des prés Filipendula ulmaria Iris des marais Iris pseudacorus
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Prairies humides & mégaphorbiaies
Fond de vallée, zones inondables

Les prairies humides en fond de vallée sont parmi les milieux les plus menacés de France. Celles qui bordent le Petit Morin constituent un habitat précieux pour une faune et une flore spécialisées. En été, ces prairies se couvrent de plantes à hautes tiges — oseilles, reine des prés, angéliques — formant des refuges denses pour insectes et petits mammifères.

Espèces rencontrées
Vanneau huppé Vanellus vanellus Tarier des prés Saxicola rubetra Grenouille rousse Rana temporaria Crapaud commun Bufo bufo Criquet des pâtures Chorthippus parallelus Angélique sauvage Angelica sylvestris
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Mares et zones humides
Mares de village, fossés, étangs

Les mares sont de véritables réservoirs de biodiversité. Chaque mois de mars, les amphibiens convergent vers ces points d’eau pour se reproduire, dans un ballet nocturne fascinant. Au printemps et en été, les larves de libellules et les dytiques chassent dans ces eaux peu profondes. Un monde entier se révèle à l’œil et à la loupe.

Espèces rencontrées
Triton palmé Lissotriton helveticus Triton ponctué Lissotriton vulgaris Libellule déprimée Libellula depressa Dytique marginé Dytiscus marginalis Notonecte Notonecta glauca Lentille d’eau Lemna minor
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Haies bocagères & lisières
Haies, talus, chemins creux

Les haies bocagères sont les épines dorsales de notre paysage. Elles abritent une biodiversité considérable et constituent des corridors écologiques entre les massifs forestiers. Prunelliers, aubépines, sureau noir, cornouiller sanguin… Ces arbustes nourrissent et abritent des dizaines d’espèces d’oiseaux et de mammifères tout au long de l’année.

Espèces rencontrées
Bruant jaune Emberiza citrinella Pie-grièche écorcheur Lanius collurio Hérisson d’Europe Erinaceus europaeus Prunellier Prunus spinosa Aubépine monogyne Crataegus monogyna Sureau noir Sambucus nigra
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Forêts de feuillus & chênaies
Massifs forestiers, boisements de la Brie

Les forêts de la Brie, dominées par les chênes pédonculés et les charmes, offrent un milieu complexe et stratifié. En automne, les champignons y prolifèrent sous les feuilles mortes. En toute saison, les oiseaux forestiers animent ces espaces — le pic épeiche qui tambourine sur un tronc mort, la sittelle qui descend à la verticale le long d’un chêne, le geai des chênes qui enterre ses glands pour l’hiver. Au sol, chevreuils et renards tracent leurs pistes invisibles.

Espèces rencontrées
Pic épeiche Dendrocopos major Pic vert Picus viridis Sittelle torchepot Sitta europaea Geai des chênes Garrulus glandarius Grimpereau des jardins Certhia brachydactyla Chevreuil Capreolus capreolus Renard roux Vulpes vulpes Blaireau Meles meles Cèpe de Bordeaux Boletus edulis Girolle Cantharellus cibarius Chêne pédonculé Quercus robur Charme Carpinus betulus
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Le saviez-vous ? La phénologie, science des saisons naturelles

La phénologie est l’étude des événements cycliques du monde vivant : première fleur de tussilage en février, chant du coucou en avril, vol des martinets en mai, migration des grues en octobre… Chaque espèce a son calendrier. Observer ces repères saisonniers, c’est apprendre à lire la nature comme un livre — et percevoir les premiers signes des changements climatiques qui en perturbent progressivement le rythme.

Le calendrier naturel
Il se passe toujours quelque chose

Chaque saison révèle un visage différent du territoire. Voici quelques-uns des moments forts à ne pas manquer autour de Saint-Cyr-sur-Morin.

❄️
Hiver
  • Vanneaux huppés en bandes dans les champs
  • Grues cendrées en migration (oct.–nov.)
  • Empreintes de blaireaux et de renards dans la boue
  • Mésanges et pics actifs dans les forêts
  • Silhouettes des arbres sans feuilles : idéal pour l’observation
  • Premières fleurs de tussilage (févr.)
🌱
Printemps
  • Chants des grenouilles rousses dans les mares (mars)
  • Retour des hirondelles et des martinets (avril–mai)
  • Floraison des prairies : coucou, cardamine, orchis
  • Chant du coucou gris (avril)
  • Nidification des oiseaux de haies
  • Tritons palmés dans les mares (mars–avril)
☀️
Été
  • Martinets criards au-dessus des toits (juin–août)
  • Libellules et demoiselles au bord du Morin
  • Papillons : tabac d’Espagne, aurore, paon-du-jour
  • Stridulations des grillons et des sauterelles
  • Brochetons dans les herbiers aquatiques
  • Fleurs sauvages des prairies en plein pic
🍂
Automne
  • Champignons sous les chênes (sept.–nov.)
  • Migration des oiseaux (rouge-queue, gobemouche)
  • Glands et châtaignes — festin pour les geais
  • Toiles d’araignées révélées par la rosée matinale
  • Couleurs du bocage : hêtres dorés, merisiers rouges
  • Rut du chevreuil : bois visibles dans les prairies
À la rencontre du vivant
Six espèces emblématiques du territoire

Ces espèces sont régulièrement observées lors de nos sorties. Chacune raconte quelque chose de l’état de santé de notre territoire.

Martin-pêcheur d’Europe
Alcedo atthis

Véritable joyau des berges du Petit Morin, ce petit oiseau au plumage turquoise et roux plonge à la verticale pour capturer sa proie. Sa présence témoigne de la bonne qualité de l’eau.

Rivière
Héron cendré
Ardea cinerea

Silhouette imposante et immobile au bord de l’eau, le héron cendré est le chasseur patient par excellence. Il niche en colonies dans les grands arbres et se rencontre toute l’année le long du Morin.

Rivière
Grenouille rousse
Rana temporaria

Chaque printemps, les grenouilles rousses convergent vers les mares en un ballet spectaculaire. Les pontes en masses gélatineuses flottent en surface — un événement incontournable de nos sorties printanières.

Mare
Chevreuil
Capreolus capreolus

Le chevreuil est le grand mammifère le plus courant de nos forêts. Discret mais omniprésent, il laisse des traces révélatrices : empreintes bifides dans la boue, frottis sur les troncs d’arbres, pelotes de crottes caractéristiques.

Forêt
Tabac d’Espagne
Argynnis paphia

L’un des plus grands papillons de nos lisières forestières. Son envergure de 6 à 7 cm et ses reflets nacrés le rendent immédiatement reconnaissable. Il affectionne les prairies fleuries en lisière de bois en été.

Prairie
Reine des prés
Filipendula ulmaria

Plante emblématique des zones humides, la reine des prés embaure les prairies inondables de son parfum de miel en juin-juillet. Ses fleurs blanches en panicules attirent une multitude d’insectes pollinisateurs.

Prairie humide

« Grenouilles rousses et tritons palmés au bord des mares au printemps, cortèges de champignons sous les chênes en automne, vanneaux huppés survolant les champs en hiver, martinets criards au-dessus des toits en été… Il se passe toujours quelque chose dans la nature qui nous entoure. Il suffit de savoir où poser les yeux. »

Enjeux & Préservation
Pourquoi ce territoire est précieux — et fragile

La richesse écologique de la vallée du Petit Morin n’est pas un acquis. Elle est le fruit d’un équilibre fragile entre pratiques agricoles, gestion de l’eau et conservation des habitats naturels.

🔗
Un corridor écologique clé

La vallée du Petit Morin constitue un corridor biologique reliant les massifs forestiers de la Brie. Ces continuités permettent aux espèces de se déplacer, de se reproduire et de maintenir des populations viables face aux pressions humaines.

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Une eau de qualité à préserver

La présence du martin-pêcheur et de la truite fario témoigne d’une eau de bonne qualité. Cette qualité dépend directement des pratiques agricoles en amont et de la préservation des zones tampons — prairies et ripisylves — le long des berges.

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Des milieux menacés

Les prairies humides, les mares et les haies bocagères ont fortement régressé en France depuis les années 1960. Sensibiliser les enfants à leur importance, c’est investir dans leur protection future — par la connaissance et par l’attachement au vivant local.